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| La crise du poulet | |

La nourriture des poulets (animaux herbivores) est composée notamment de tourteaux de graines oléagineuses (soja, lin, maïs...), céréales et de graisses animales ou végétales. Les poulets ont besoin de matières grasses qui leur fournissent, avec les sucres et l'amidon, l'énergie nécessaire.
On privilégie souvent la graisse animale surtout en élevage industriel plutôt que la graisse végétale parce qu'elle coûte moins cher et favorise la croissance! Malgré les risques et les inconvénients.
Un de ces inconvénients est que ces graisses rancissent à l'air rendant les farines immangeables. Pour éviter cela, il faut utiliser des vitamines E. Trop chères, les industriels préfèrent le BHT, un dérivé du toluène (fortement cancérigène).
Ces farines "animales" sont composées de produits a base de cadavres d'animaux et d'huiles usagées. Et il a suffi d'un lot d'huiles industrielles contenant du pyralène pour créer le poulet à la dioxine.
Ce jour là une réelle crise européenne débute. Le ministère de la Santé belge retire de la vente tous les poulets et ufs produits en Belgique car un taux élevé de substances proches de la dioxine a en effet été découvert dans un lot de graisses animales utilisées pour la nourriture des volailles
Malgré la présence d'un seul lot suspect, la Commission européenne décide de retirer du marché et détruire tous les poulets et ufs pouvant provenir des élevages belges. De son côté la France bloque "par précaution" la production de certains élevages.
L'émotion médiatique provoquée par l'affaire de la Dioxine alimente toutes les rumeurs.
Des protestations contre l'élevage de poulets "en batterie" resurgissent alors que tous les poulets français sont élevés au sol. Les média s'alarment d'une alimentation jugée "artificielle", alors que les poulets bénéficient d'une alimentation équilibrée où les farines animales ne dépassent pas 3% du total de leur nourriture.
A un moment où l'alimentation est touchée par de multiples crises (OGM, listeria, vache folle...), l'affaire du poulet entraîne une baisse de 30 à 50% de la consommation d'uf et de volailles sur le marché français.
Mais une réaction rapide des pouvoirs publics et de la filière avicole (élevage de volailles et oiseaux) redonneront le goût du poulet aux consommateurs.
| En conclusion |
Une grande partie de la crise a eu un caractère irrationnel car les tests ont mis en évidence la présence de pyralènes 50 000 fois moins toxiques que la dioxine dans les poulets belges. Aucune trace n'a été relevée du côté français.
Les poulets susceptibles d'avoir été contaminés ont pu être repérés en quelques heures grâce aux nouvelles méthodes de traçabilité (permettant de suivre le poulet de sa naissance, au lieu d'abattage jusqu'au bout de la chaîne de distribution).
Le consommateur a été informé tout au long des dispositions prises et ceci a permis de regagner rapidement sa confiance.